En ces temps aussi incertains qu'empreints de manque de vie sociale, on ne peut que se remémorer des souvenirs sensoriels. Ceux qui nous mènent l'espace d'un instant sur le sentier des rêves et qui surtout continuent de faire vivre cette passion, celle qui nous mord tous les jours un peu plus jusqu'à se livrer complètement à elle. Les dégustations "de prestige" sont certes rares mais elles laissent toujours des souvenirs impérissables. Quand en plus un de mes cépages chouchous est à l'honneur, c'est un éphémère alignement des planètes...
Souvenez-vous, il y a quelques mois je vous présentais l'appellation COTE ROTIE (relire l'article), le vignoble le plus septentrional d'une passionnante partie nord de la VALLEE DU RHONE où la SYRAH règne en maîtresse. Ayant la fois précédente fait un petit focus, je ne me perdrai pas à nouveau dans le descriptif, je confirmerai juste qu'une part de VIOGNIER (souvent complanté sur les mêmes parcelles) est autorisée dans l'assemblage des vins de cette appellation. Une dimension minoritaire mais cela a le mérite d'exister et cela donne souvent des expressions différentes, comme nous pourrons le voir par la suite dans la dégustation.
YVES CUILLERON est désormais établi depuis une trentaine d'années, reprenant le flambeau de ses prédécesseurs familiaux comme il est de coutume dans le monde de la vigne. Des parcelles localisées à plusieurs points de ce Rhône Nord pour un total de 75 hectares composent son outil productif. De la vigne à la cave, tout est soigné et millimétré, l'impact de chaque action et de chaque apport est méticuleusement évalué, nous sommes là dans une démarche très respectueuse à la fois de la vie de la plante, de la biodiversité, de la limitation des intrants et de la priorisation de fermentations sous l'effet de levures indigènes. A noter, certains vins ne subissent un égrappage que partiel, idéal pour la complexité qui suit généralement et probablement pour la fraîcheur des vins. Après le meilleur moyen d'apprécier le résultat de ce méticuleux, déguster des cuvées de Mr Yves Cuilleron est toujours riche d'enseignements.
VIN ROUGESouvenez-vous, il y a quelques mois je vous présentais l'appellation COTE ROTIE (relire l'article), le vignoble le plus septentrional d'une passionnante partie nord de la VALLEE DU RHONE où la SYRAH règne en maîtresse. Ayant la fois précédente fait un petit focus, je ne me perdrai pas à nouveau dans le descriptif, je confirmerai juste qu'une part de VIOGNIER (souvent complanté sur les mêmes parcelles) est autorisée dans l'assemblage des vins de cette appellation. Une dimension minoritaire mais cela a le mérite d'exister et cela donne souvent des expressions différentes, comme nous pourrons le voir par la suite dans la dégustation.
YVES CUILLERON est désormais établi depuis une trentaine d'années, reprenant le flambeau de ses prédécesseurs familiaux comme il est de coutume dans le monde de la vigne. Des parcelles localisées à plusieurs points de ce Rhône Nord pour un total de 75 hectares composent son outil productif. De la vigne à la cave, tout est soigné et millimétré, l'impact de chaque action et de chaque apport est méticuleusement évalué, nous sommes là dans une démarche très respectueuse à la fois de la vie de la plante, de la biodiversité, de la limitation des intrants et de la priorisation de fermentations sous l'effet de levures indigènes. A noter, certains vins ne subissent un égrappage que partiel, idéal pour la complexité qui suit généralement et probablement pour la fraîcheur des vins. Après le meilleur moyen d'apprécier le résultat de ce méticuleux, déguster des cuvées de Mr Yves Cuilleron est toujours riche d'enseignements.
France / Rhône Nord / AOP Côte Rôtie
Cave Yves Cuilleron (42410 Chavanay)
Bassenon
Millésime 2016
Cave Yves Cuilleron (42410 Chavanay)
Bassenon
Millésime 2016
13%
Cépages: Syrah (90%), Viognier (10%)
Une robe brillante oscillant entre le rouge vif et le violacé, entre le clair et le soutenu, la vue d’œil est à elle seule une première énigme. L'olfaction en est clairement une deuxième. Une franchise immédiate très forte mêlant cerise, framboise, mûre, myrtille, un complexe élégant souligné par des notes poivrées et fumées. Après aération, le charme marque des points de plus sur une variation florale assez agréable. Une attaque en bouche marquée par la fraîcheur laisse place à une ascension des saveurs précitées, un ensemble voluptueux sur des tanins encore un rien serrés mais qui devraient formidablement évoluer avec l'âge. Un souvenir, d'un positif "un peu de tout", immortel comme si on ne devait jamais en terminer. Une nouvelle fois envie de fermer les yeux et de songer.
L'attendre quelques années de plus en cave ne serait en rien un sacrilège.
Une robe brillante oscillant entre le rouge vif et le violacé, entre le clair et le soutenu, la vue d’œil est à elle seule une première énigme. L'olfaction en est clairement une deuxième. Une franchise immédiate très forte mêlant cerise, framboise, mûre, myrtille, un complexe élégant souligné par des notes poivrées et fumées. Après aération, le charme marque des points de plus sur une variation florale assez agréable. Une attaque en bouche marquée par la fraîcheur laisse place à une ascension des saveurs précitées, un ensemble voluptueux sur des tanins encore un rien serrés mais qui devraient formidablement évoluer avec l'âge. Un souvenir, d'un positif "un peu de tout", immortel comme si on ne devait jamais en terminer. Une nouvelle fois envie de fermer les yeux et de songer.
L'attendre quelques années de plus en cave ne serait en rien un sacrilège.





