Toute littérature française relative à la chose du vin s'initie alphabétiquement en Alsace. C'est inexorable. Et sans hâblerie aucune l'on peut supputer que les vins blancs alsaciens sont une excellente vitrine pour notre pays sur la scène étrangère. Tout consommateur qu'il soit averti ou non ne peut sortir sans fortune sensorielle d'une rencontre avec une flûte alsacienne (nom donné à la bouteille si particulière par sa forme). Pour rappel, dans cette région on fait plus référence à des cépages pour caractériser les liquides. Des mentions géographiques particulières pouvant compléter à discrétion. Je vous encourage à cet effet à relire l'article paru sur ce blog un temps jadis pour compléter la lecture du jour.
Le cépage Auxerrois (ou pinot auxerrois) est probablement moins exposé que bien d'autres en ces terres de l'Est. Il n'en est pas moins la composante de beaucoup de vins d'assemblages (edelzwicker) et de beaucoup de crémants d'Alsace. Parfois, il est aussi vinifié seul, avec bonheur... Quelques 1600 hectares sont plantés en France, en Alsace donc mais aussi en Lorraine (dont il serait plus originaire mais rien n'est vraiment prouvé). Il ressemble assez au pinot blanc (avec lequel il est très souvent associé) même s'il est de maturité plus précoce. Il se distingue aussi par un surplus aromatique et une plus grande finesse. Il est en tout cas l'ingrédient idéal pour la production de vins d'entrée de gamme faisant honneur à leur région.
10 hectares de vignes en coteaux composent le vignoble du domaine Baumann-Zirgel. Les générations s'y succèdent, cultivant la vigne avec une philosophie semblant presque parole d'évangile. Depuis 2016, les récoltes sont frappées du sceau bio et la démarche est vraiment entière, la terre de certaines parcelles étant même travaillée au cheval. Une conversation longue et passionnée à mi-chemin de nos pays respectifs avec les propriétaires a fini d'aiguiser ma curiosité de découvrir une grande partie de leurs cuvées. En voici une...
Le cépage Auxerrois (ou pinot auxerrois) est probablement moins exposé que bien d'autres en ces terres de l'Est. Il n'en est pas moins la composante de beaucoup de vins d'assemblages (edelzwicker) et de beaucoup de crémants d'Alsace. Parfois, il est aussi vinifié seul, avec bonheur... Quelques 1600 hectares sont plantés en France, en Alsace donc mais aussi en Lorraine (dont il serait plus originaire mais rien n'est vraiment prouvé). Il ressemble assez au pinot blanc (avec lequel il est très souvent associé) même s'il est de maturité plus précoce. Il se distingue aussi par un surplus aromatique et une plus grande finesse. Il est en tout cas l'ingrédient idéal pour la production de vins d'entrée de gamme faisant honneur à leur région.
10 hectares de vignes en coteaux composent le vignoble du domaine Baumann-Zirgel. Les générations s'y succèdent, cultivant la vigne avec une philosophie semblant presque parole d'évangile. Depuis 2016, les récoltes sont frappées du sceau bio et la démarche est vraiment entière, la terre de certaines parcelles étant même travaillée au cheval. Une conversation longue et passionnée à mi-chemin de nos pays respectifs avec les propriétaires a fini d'aiguiser ma curiosité de découvrir une grande partie de leurs cuvées. En voici une...
France / Alsace
EARL Baumann Zirgel (68630 Mittelwihr)
Millésime 2017
EARL Baumann Zirgel (68630 Mittelwihr)
Millésime 2017
13°
Cépages: Pinot Auxerrois (100%)
L'optique rivé sur un tapis d'herbe plus jaune que vert. L'on ferme les yeux et l'on se croirait traversant un verger en fleurs au printemps. L'on tient à sa main un panier rempli de coings, de poires, de pêches et de pommes, dont les effluves totales envoûtent le nasal. Le fruité survit en bouche, l'introduction est tonique et fraîche. La faible acidité lui confère un velouté appréciable. Rehaussé par des saveurs de poire williams juste mûre et un soupçon de fumé en finale, ce nectar est d'un équilibre impeccable. La persistance qui oscille entre le poivre blanc et la cannelle ressemble à la route des épices. En résumé, une complexité pulpeuse, idéale pour entamer un bon repas.
L'optique rivé sur un tapis d'herbe plus jaune que vert. L'on ferme les yeux et l'on se croirait traversant un verger en fleurs au printemps. L'on tient à sa main un panier rempli de coings, de poires, de pêches et de pommes, dont les effluves totales envoûtent le nasal. Le fruité survit en bouche, l'introduction est tonique et fraîche. La faible acidité lui confère un velouté appréciable. Rehaussé par des saveurs de poire williams juste mûre et un soupçon de fumé en finale, ce nectar est d'un équilibre impeccable. La persistance qui oscille entre le poivre blanc et la cannelle ressemble à la route des épices. En résumé, une complexité pulpeuse, idéale pour entamer un bon repas.

