Restons en France et dans le midi. Dans la partie méridionale du Rhône, le jeu de piste est énorme à la recherche de bons coups. Malgré de réels progrès, l'hétérogénéité des produits y reste hélas encore certaine. D'énormes succès à l'étranger (belle notoriété aux states) mais encore trop sous-estimés sur notre marché domestique. Quelle peine à l'annonce de crus tels Châteauneuf-du-Pape, Gigondas, Vacqueyras, Tavel, Lirac, Rasteau, Beaumes-de-Venise, Vinsobres, Ventoux, Luberon...Un vrai fourmillement de vins affriandants qui pour les meilleurs sont vendus en direct par des petits producteurs. Restons donc optimistes et conservons plaisir à se confier à ces produits.
Châteauneuf-du-Pape, une véritable fenêtre ouverte sur l'histoire. Depuis une époque lointaine (gallo-romaine) on connait l'existence de vignes sur le territoire du village. Tout s'accélère depuis XIVe siècle. Les papes qui s'installèrent à cette époque en Avignon mirent en lumière ce terroir, le village devenant même résidence d'été de la papauté. Sous cette impulsion, la notoriété grimpe jusqu'aux premiers exports, d'abord en Europe, puis bien vite de l'autre côté de l'Atlantique où elle jouit encore de ce succès. Toujours avec une idée d'avance, c'est aux vignerons châteauneuvois que nous devons les premières expéditions de vins français en bouteilles au XVIIIe siècle. C'est aussi à eux dès le début du XXe siècle que nous devons les travaux en vue et l'aboutissement de la notion d'appellation d'origine. Le 15 Mai 1936, le décret de l'appellation est publié et Châteauneuf-du-Pape devient la première AOC viticole de France.
La résumer brièvement est assez simple. Un vaste territoire de 3200 hectares répartis sur cinq communes du département du Vaucluse. Des terroirs originaux de géologies diverses, les fameux galets roulés en porte drapeau. Un climat méditerranéen prononcé (chaud, sec, aride et venté). 94% de production en rouge et 6% en blanc. 13 cépages autorisés (Grenache, Syrah, Mourvèdre, Cinsault, Clairette, Vaccarèse, Bourboulenc, Roussanne, Counoise, Muscardin, Picpoul, Picardan, Terret Noir). L'association de plusieurs de ces cépages fait la typicité, la complexité et l'aspect unique des cuvées. Le Grenache Noir y est majoritaire du fait de sa meilleure résistance aux assauts climatiques. Les structures tanniques si particulières, des retours marqués à la simplicité et des pratiques raisonnées en font le plus prestigieux des crus méridionaux. Dernière particularité, l'émérite bouteille armoirée qui participe notablement à la gloire.
Le Domaine Pontifical est un des innombrables domaines patriarcaux de notre pays. Quatre générations s'y succèdent et bientôt une cinquième en la personne de la fille de l'actuel maître des lieux prendra probablement la suite. 17 hectares plantés (sur galets roulés et calcaires) sur la commune de Châteauneuf permettent la production de deux cuvées, une rouge et une blanche (pourquoi diable se compliquer quand on peut faire simple et bon!). A chaque fois, quatre cépages y sont mêlés et vinifiés de manière aussi conventionnelle que simple. La prépotence est quasiment toujours au rendez-vous. Le tout à des prix constituant en permanence la bonne affaire.
Châteauneuf-du-Pape, une véritable fenêtre ouverte sur l'histoire. Depuis une époque lointaine (gallo-romaine) on connait l'existence de vignes sur le territoire du village. Tout s'accélère depuis XIVe siècle. Les papes qui s'installèrent à cette époque en Avignon mirent en lumière ce terroir, le village devenant même résidence d'été de la papauté. Sous cette impulsion, la notoriété grimpe jusqu'aux premiers exports, d'abord en Europe, puis bien vite de l'autre côté de l'Atlantique où elle jouit encore de ce succès. Toujours avec une idée d'avance, c'est aux vignerons châteauneuvois que nous devons les premières expéditions de vins français en bouteilles au XVIIIe siècle. C'est aussi à eux dès le début du XXe siècle que nous devons les travaux en vue et l'aboutissement de la notion d'appellation d'origine. Le 15 Mai 1936, le décret de l'appellation est publié et Châteauneuf-du-Pape devient la première AOC viticole de France.
La résumer brièvement est assez simple. Un vaste territoire de 3200 hectares répartis sur cinq communes du département du Vaucluse. Des terroirs originaux de géologies diverses, les fameux galets roulés en porte drapeau. Un climat méditerranéen prononcé (chaud, sec, aride et venté). 94% de production en rouge et 6% en blanc. 13 cépages autorisés (Grenache, Syrah, Mourvèdre, Cinsault, Clairette, Vaccarèse, Bourboulenc, Roussanne, Counoise, Muscardin, Picpoul, Picardan, Terret Noir). L'association de plusieurs de ces cépages fait la typicité, la complexité et l'aspect unique des cuvées. Le Grenache Noir y est majoritaire du fait de sa meilleure résistance aux assauts climatiques. Les structures tanniques si particulières, des retours marqués à la simplicité et des pratiques raisonnées en font le plus prestigieux des crus méridionaux. Dernière particularité, l'émérite bouteille armoirée qui participe notablement à la gloire.
Le Domaine Pontifical est un des innombrables domaines patriarcaux de notre pays. Quatre générations s'y succèdent et bientôt une cinquième en la personne de la fille de l'actuel maître des lieux prendra probablement la suite. 17 hectares plantés (sur galets roulés et calcaires) sur la commune de Châteauneuf permettent la production de deux cuvées, une rouge et une blanche (pourquoi diable se compliquer quand on peut faire simple et bon!). A chaque fois, quatre cépages y sont mêlés et vinifiés de manière aussi conventionnelle que simple. La prépotence est quasiment toujours au rendez-vous. Le tout à des prix constituant en permanence la bonne affaire.
France / Rhône Sud / AOP Châteauneuf-du-Pape
Domaine Pontifical (84230 Châteauneuf-du-Pape)
Millésime 2012
Domaine Pontifical (84230 Châteauneuf-du-Pape)
Millésime 2012
14%
Cépages: Grenache (80%), Syrah (10%), Mourvèdre (5%), Cinsault (5%)
L'on chante "Le temps des cerises" quand on le croise du regard. Une belle offre de dégradé dans les parfums. L'on y reconnaît les cerises gorgées de soleil, les fraises des bois, les prunes confites, les oranges sanguines, le poivre et la violette. Une introspection dans le verre plus loin, véritable intrication de notes racinaires et d'olives noires. Le volume de bouche est généreux d'emblée. De bien belles noces de la finesse et de la puissance. Des tanins qui gagnent en sagesse à l'approche d'une chair douce et de belle concentration. Des saveurs de graphite et de fruits noirs viennent cohabiter avec la base fruitée précédemment narrée. Une finale méridionale incommensurable, poivre et olives nous disant à très bientôt. Un tout petit regret, malgré sa probable entrée en phase d'apogée, il méritait un an ou deux de plus de cave. Dans l'espoir d'en retrouver! Ce millésime 2012, plus tardif donne vraiment des produits incontournables.
L'on chante "Le temps des cerises" quand on le croise du regard. Une belle offre de dégradé dans les parfums. L'on y reconnaît les cerises gorgées de soleil, les fraises des bois, les prunes confites, les oranges sanguines, le poivre et la violette. Une introspection dans le verre plus loin, véritable intrication de notes racinaires et d'olives noires. Le volume de bouche est généreux d'emblée. De bien belles noces de la finesse et de la puissance. Des tanins qui gagnent en sagesse à l'approche d'une chair douce et de belle concentration. Des saveurs de graphite et de fruits noirs viennent cohabiter avec la base fruitée précédemment narrée. Une finale méridionale incommensurable, poivre et olives nous disant à très bientôt. Un tout petit regret, malgré sa probable entrée en phase d'apogée, il méritait un an ou deux de plus de cave. Dans l'espoir d'en retrouver! Ce millésime 2012, plus tardif donne vraiment des produits incontournables.

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