Il y a plus d'un an déjà, je vous vantais les mérites d'un des deux vignobles les plus proches de mon domicile: FRONTON. Pour mémoire, je vous invite à relire l'article de l'époque, notamment pour le récit descriptif réalisé. Au delà de parler des conditions qui évoluent fort peu, il convient de mentionner ici la qualité exponentielle des productions qui augmente bon gré leur attractivité (et même à l'international). Il faut dire que pour une petite appellation, ses encadrants et les producteurs qui y œuvrent sont alertes et dynamiques sur tous les plans... De très bons produits, très bien réalisés et très bien mis en valeur (sans chichis une communication efficace)...
Chaque année, en deuxième partie du mois d'Août est organisée une manifestation nommée "Saveurs et Senteurs du Frontonnais". Bien rationnellement, elle fait la part belle aux résultantes de la vigne. Des vignerons se retrouvent sur la place du village et font découvrir à qui le veut (toujours point de chichis) leurs gammes (en intégralité). Comme toute bonne manifestation sudouestine, la partie gastronomique n'est pas en reste et il est possible à tout un chacun de se délecter tant de liquide que de solide. Un événement très gentil, empli de simplicité, formidable outil de valorisation. Le matin, un peu à l'écart a lieu un concours des vins où les cuvées excitent les organes sensoriels des dégustateurs en s'affrontant en mode bienveillant mais sous un dénominateur commun d'excellence. J'ai eu le bonheur d'en être une nouvelle fois cette année, j'aurai même l'occasion de vous conter ici un vin tout à fait atypique dans les prochaines semaines, mais pour ce jour focus sur la branche classique frontonnaise, le vin rouge. Celui auquel le cépage local la NEGRETTE donne toutes ses lettres d'or. Le vin du jour a certes été primé hier dans une des catégories, mais au delà de toute récompense et comme quasiment toujours je me plais à retenir pour ces colonnes les nectars me menant dans une sorte d'hyperesthésie.
Pour cette deuxième donc, retour en territoire vacquiérois. Une petite bourgade qui peut veiller jalousement depuis son centre sur les nombreux vignobles qui l'entourent. La famille Penavayre est installée à Vacquiers et y produit du vin depuis près de cent cinquante années. Tout s'accélère néanmoins dans la deuxième partie du siècle dernier avec des réflexions plus poussées sur les méthodes culturales et une adaptation supérieure au terroir. Petit à petit, le domaine se convertit en bio, il l'est désormais à 100%. Un total respect de la nature donc comme leitmotiv. Aujourd'hui, le CHÂTEAU PLAISANCE s'entend sur une trentaine d'hectares et voit ses produits commercialisés dans douze pays différents. Un réel succès assurément provoqué par une gamme riche sur les fondamentaux mais aussi présentant des vins originaux.
Chaque année, en deuxième partie du mois d'Août est organisée une manifestation nommée "Saveurs et Senteurs du Frontonnais". Bien rationnellement, elle fait la part belle aux résultantes de la vigne. Des vignerons se retrouvent sur la place du village et font découvrir à qui le veut (toujours point de chichis) leurs gammes (en intégralité). Comme toute bonne manifestation sudouestine, la partie gastronomique n'est pas en reste et il est possible à tout un chacun de se délecter tant de liquide que de solide. Un événement très gentil, empli de simplicité, formidable outil de valorisation. Le matin, un peu à l'écart a lieu un concours des vins où les cuvées excitent les organes sensoriels des dégustateurs en s'affrontant en mode bienveillant mais sous un dénominateur commun d'excellence. J'ai eu le bonheur d'en être une nouvelle fois cette année, j'aurai même l'occasion de vous conter ici un vin tout à fait atypique dans les prochaines semaines, mais pour ce jour focus sur la branche classique frontonnaise, le vin rouge. Celui auquel le cépage local la NEGRETTE donne toutes ses lettres d'or. Le vin du jour a certes été primé hier dans une des catégories, mais au delà de toute récompense et comme quasiment toujours je me plais à retenir pour ces colonnes les nectars me menant dans une sorte d'hyperesthésie.
Pour cette deuxième donc, retour en territoire vacquiérois. Une petite bourgade qui peut veiller jalousement depuis son centre sur les nombreux vignobles qui l'entourent. La famille Penavayre est installée à Vacquiers et y produit du vin depuis près de cent cinquante années. Tout s'accélère néanmoins dans la deuxième partie du siècle dernier avec des réflexions plus poussées sur les méthodes culturales et une adaptation supérieure au terroir. Petit à petit, le domaine se convertit en bio, il l'est désormais à 100%. Un total respect de la nature donc comme leitmotiv. Aujourd'hui, le CHÂTEAU PLAISANCE s'entend sur une trentaine d'hectares et voit ses produits commercialisés dans douze pays différents. Un réel succès assurément provoqué par une gamme riche sur les fondamentaux mais aussi présentant des vins originaux.
France / Sud-Ouest / Fronton
Château Plaisance (31340 Vacquiers)
Thibaut - La cuvée du Pitchou
Millésime 2017
Château Plaisance (31340 Vacquiers)
Thibaut - La cuvée du Pitchou
Millésime 2017
12,4%
Cépages: Négrette (70%), Syrah (30%)
Mosaïque de couleurs combinant pourpre et violine brillante pour la bienvenue oculaire. Fusion olfactive, le cassis et la violette se mettent en avant, suivent derrière quelques fruits noirs écrasés et une pincée de poivre blanc. Un soupçon de café après aération, magnifique signe de complexité. La bouche allie rondeur et puissance avec un ascenseur émotionnel s'élevant à la vitesse de l'éclair vers les hauts étages. Un rien sauvage, on ressent une recherche réelle de l'expression de la Négrette comme signature. Juste ce qu'il faut charnu avec des tanins saillants rappelant la rusticité positive des vins sudouestins. Une expression du fruit épicée et déliée, qui se prolonge en longueur pour vous accompagner sur le chemin du plaisir. Un rouge aussi séducteur que consensuel. Une très belle réussite sur un millésime qui souvenons nous a été difficile en raison des gelées tardives.
Mosaïque de couleurs combinant pourpre et violine brillante pour la bienvenue oculaire. Fusion olfactive, le cassis et la violette se mettent en avant, suivent derrière quelques fruits noirs écrasés et une pincée de poivre blanc. Un soupçon de café après aération, magnifique signe de complexité. La bouche allie rondeur et puissance avec un ascenseur émotionnel s'élevant à la vitesse de l'éclair vers les hauts étages. Un rien sauvage, on ressent une recherche réelle de l'expression de la Négrette comme signature. Juste ce qu'il faut charnu avec des tanins saillants rappelant la rusticité positive des vins sudouestins. Une expression du fruit épicée et déliée, qui se prolonge en longueur pour vous accompagner sur le chemin du plaisir. Un rouge aussi séducteur que consensuel. Une très belle réussite sur un millésime qui souvenons nous a été difficile en raison des gelées tardives.

