Ignominie suprême de ne pas vous avoir entraîné plus tôt dans les méandres tortueux de la vallée du Lot... Ce n'est pas comme si je ne prononçais pas le nom Cahors au moins dix fois par jour depuis deux mois ces temps-ci. Mais il s'agissait pour moi de vous présenter un produit alliant typicité, identité et caractère. J'ai donc scruté, j'ai donc farfouillé, j'ai donc savouré et j'ai donc élu... Et force est de constater que dans les parages, les bonnes affaires sont légion.
Cahors regagne ses lettres de noblesse grâce à un logique retour des consommateurs à l'authenticité. Il faut bien dire que la concurrence sud-américaine exacerbée a poussé nos viticulteurs lotois pourtant d'un bon niveau à se réinventer pour retrouver les clés de la réussite face à des produits souvent trop techniques... Le juste retour à l'authentique donc comme je vous le confessais ci-dessus. L'introduction de différences de style grâce à des vinifications de plus en plus soignées a joué un rôle prépondérant.
De tout temps, il y eut de la vigne dans le Lot et déjà au moyen-âge on parlait ici de vin noir. Apprécié de nombreux personnages historiques, les bordelais ont même craint de cette concurrence, jusqu'à user de stratagèmes pour empêcher les tonneaux de voyager. L'AOP Cahors est officiellement créée en 1971.
45 communes dont les territoires jouxtent la rivière Lot forment le périmètre de production pour un peu plus de 4000 hectares plantés à environ 300 mètres d'altitude en moyenne. Le climat y est tiraillé tel un patchwork d'influences: méditerranéenne, océanique, montagnarde. Le vent chaud et sec soufflant à l'automne est le meilleur ami des maturités les plus justes. La nature des sols est hétéroclite: argilo-calcaire, alluvionnaire, de galets et d'argiles rouges (sidérolithique). Une fois ce décor planté, les hommes et les femmes ont ainsi des conditions idéales pour produire en mode différencié autour d'un cépage phare, le MALBEC (dont le nom original et local est AUXERROIS), croisement entre le Prunelard et la Magdeleine Noire des Charentes. Il doit être majoritaire dans les assemblages et peut être parfois (mais peu souvent en fait) complété par le Merlot ou le Tannat (personnellement je préfère les cuvées monocépages, plus typiques). Et sans nullement galéjer, l'on peut prétendre qu'il existe un Cahors différent dans son style pour chaque oenophile.
Le Château Combel-la-Serre est une propriété familiale (plusieurs générations se sont suivies) située à 17kms de Cahors. Un peu plus de 20 hectares sur des sols divers , en conversion bio depuis 2013. Une gamme assez large en rouge avec des cuvées pour tous les goûts (ensemble qualitatif) et tous les prix, et un marketing bouteille bienheureux sont autant d'atouts commerciaux. Une cuvée de blanc 100% Vermentino (plutôt rare ici) en IGP Côtes du Lot pour compléter la sphère. Nous nous polariserons aujourd'hui sur la cuvée éponyme de ce domaine.
VIN ROUGECahors regagne ses lettres de noblesse grâce à un logique retour des consommateurs à l'authenticité. Il faut bien dire que la concurrence sud-américaine exacerbée a poussé nos viticulteurs lotois pourtant d'un bon niveau à se réinventer pour retrouver les clés de la réussite face à des produits souvent trop techniques... Le juste retour à l'authentique donc comme je vous le confessais ci-dessus. L'introduction de différences de style grâce à des vinifications de plus en plus soignées a joué un rôle prépondérant.
De tout temps, il y eut de la vigne dans le Lot et déjà au moyen-âge on parlait ici de vin noir. Apprécié de nombreux personnages historiques, les bordelais ont même craint de cette concurrence, jusqu'à user de stratagèmes pour empêcher les tonneaux de voyager. L'AOP Cahors est officiellement créée en 1971.
45 communes dont les territoires jouxtent la rivière Lot forment le périmètre de production pour un peu plus de 4000 hectares plantés à environ 300 mètres d'altitude en moyenne. Le climat y est tiraillé tel un patchwork d'influences: méditerranéenne, océanique, montagnarde. Le vent chaud et sec soufflant à l'automne est le meilleur ami des maturités les plus justes. La nature des sols est hétéroclite: argilo-calcaire, alluvionnaire, de galets et d'argiles rouges (sidérolithique). Une fois ce décor planté, les hommes et les femmes ont ainsi des conditions idéales pour produire en mode différencié autour d'un cépage phare, le MALBEC (dont le nom original et local est AUXERROIS), croisement entre le Prunelard et la Magdeleine Noire des Charentes. Il doit être majoritaire dans les assemblages et peut être parfois (mais peu souvent en fait) complété par le Merlot ou le Tannat (personnellement je préfère les cuvées monocépages, plus typiques). Et sans nullement galéjer, l'on peut prétendre qu'il existe un Cahors différent dans son style pour chaque oenophile.
Le Château Combel-la-Serre est une propriété familiale (plusieurs générations se sont suivies) située à 17kms de Cahors. Un peu plus de 20 hectares sur des sols divers , en conversion bio depuis 2013. Une gamme assez large en rouge avec des cuvées pour tous les goûts (ensemble qualitatif) et tous les prix, et un marketing bouteille bienheureux sont autant d'atouts commerciaux. Une cuvée de blanc 100% Vermentino (plutôt rare ici) en IGP Côtes du Lot pour compléter la sphère. Nous nous polariserons aujourd'hui sur la cuvée éponyme de ce domaine.
France / Sud-Ouest / Cahors
Château Combel-la-Serre (46140 Saint-Vincent-Rive-d'Olt)
Millésime 2016
Château Combel-la-Serre (46140 Saint-Vincent-Rive-d'Olt)
Millésime 2016
12,5%
Cépages: Auxerrois (Malbec) (100%)
Sombrer des deux yeux dans une profondeur ébène en guise d'intronisation sensorielle. Le nez est précis et intense de fruits noirs des bois (mûre, myrtille, cassis), d'épices (cannelle, réglisse), en y réfléchissant mieux de truffe (logique non?) et pourquoi pas une délicatesse sur une note de thé fumé. Percussion gustative délicieusement charnue et irrésistible gourmandise mitigée entre fruits noirs et épices douces. Ultra salivant, structuré sur une noble tannicité. Belle mâche avant une allonge intensément fruitée où l'on sauvegarde volontiers la myrtille sur la mémoire du palais, les secondes s'égrènent longuement ensuite en souvenir d'un équilibre identitaire. Cette bouteille est de celles qui met toutes les sensibilités au diapason.
Sombrer des deux yeux dans une profondeur ébène en guise d'intronisation sensorielle. Le nez est précis et intense de fruits noirs des bois (mûre, myrtille, cassis), d'épices (cannelle, réglisse), en y réfléchissant mieux de truffe (logique non?) et pourquoi pas une délicatesse sur une note de thé fumé. Percussion gustative délicieusement charnue et irrésistible gourmandise mitigée entre fruits noirs et épices douces. Ultra salivant, structuré sur une noble tannicité. Belle mâche avant une allonge intensément fruitée où l'on sauvegarde volontiers la myrtille sur la mémoire du palais, les secondes s'égrènent longuement ensuite en souvenir d'un équilibre identitaire. Cette bouteille est de celles qui met toutes les sensibilités au diapason.



